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Choisir son comptable

Tarifs d’un expert-comptable : comprendre et comparer les devis

Une méthode pour comparer le périmètre, les options et le coût annuel de plusieurs devis comptables, avec un exemple de calcul fictif.

Équipe Ilicompta6 min de lectureMis à jour le

Pour : Dirigeants qui comparent plusieurs propositions

L’essentiel à retenir

  • Comparez les mêmes missions, les mêmes volumes et la même période.
  • Séparez le forfait, les prestations annuelles, les options et le démarrage.
  • Demandez ce qui déclenche une facturation supplémentaire.
  • Conservez une confirmation écrite du périmètre retenu.
Dans ce guide

Un montant mensuel ne suffit pas à comparer deux cabinets. Les comptes annuels peuvent être compris dans un forfait ou facturés séparément. La collecte des pièces et le niveau de conseil peuvent aussi différer. Comparez donc le travail réellement couvert.

Ce guide vous aide à transformer des propositions commerciales en une comparaison lisible. Il ne fournit pas de tarif moyen : vous trouverez une méthode, des questions à poser et un exemple entièrement fictif pour refaire le calcul avec vos propres devis.

1. Définir ce que vous achetez

L’article 158 du décret encadrant la profession laisse le prix à l’accord du client et du professionnel. Le travail nécessaire et la difficulté du dossier font notamment partie des critères de fixation. Un prix affiché ailleurs ne constitue donc pas un barème applicable à votre entreprise.[1]

Rédigez une courte fiche avant de solliciter les cabinets. Décrivez votre activité, vos outils, les tâches déjà réalisées en interne et les sujets que vous souhaitez déléguer. Envoyez la même version à chacun : une différence de prix devient difficile à interpréter si les demandes de départ ne sont pas identiques.

Votre fiche de comparaison
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2. Lire chaque ligne avec la même grille

Questions à poser pour rendre les offres comparables
Questions à poser pour rendre les offres comparables
Ligne du devisPoint à faire préciser
Travaux récurrentsQui collecte, classe, saisit et vérifie les pièces ? Quel volume est retenu ?
Clôture et déclarationsQuels documents et déclarations sont inclus, et pour quel exercice ?
Paie et socialQuelles opérations sont couvertes au-delà du bulletin habituel ?
ConseilQuels échanges, interlocuteurs et livrables sont compris ?
Outils et démarrageQuels abonnements, paramétrages ou reprises de données sont facturés ?
Prestations ponctuellesComment un besoin hors périmètre est-il chiffré et accepté ?
Faites défiler le tableau horizontalement.

Ne remplissez pas une case vide par zéro. Notez plutôt « à confirmer ». Une ligne absente peut être incluse ailleurs, exclue ou simplement oubliée. Demandez aussi si le paiement mensuel répartit un forfait annuel ou rémunère une prestation mensuelle distincte : l’échéancier ne décrit pas, à lui seul, l’engagement.

3. Recalculer le coût sur une année complète

Simulation fictive : première année, montants hors taxes
Simulation fictive : première année, montants hors taxes
PosteOffre A fictiveOffre B fictive
Forfait mensuel120 €170 €
Douze mensualités1 440 €2 040 €
Clôture annuelle600 €Incluse : 0 € supplémentaire
Installation120 €Incluse : 0 € supplémentaire
Total de la première année2 160 € HT2 040 € HT
Faites défiler le tableau horizontalement.

Dans cette simulation, l’offre B coûte 120 € HT de moins la première année malgré sa mensualité supérieure. À périmètre et prix inchangés, l’année suivante revient à 2 040 € HT dans les deux cas, puisque les frais d’installation de A ne se répètent pas. Comparez donc le démarrage et le fonctionnement courant séparément.

Refaites ensuite le calcul avec les montants écrits dans vos devis. Pour votre trésorerie, ajoutez un calendrier des sommes effectivement à payer, avec la TVA indiquée sur les factures. Ce second tableau répond à une autre question : quand l’argent doit-il sortir ?

4. Examiner ce qui peut faire évoluer le montant

Une proposition claire décrit ses hypothèses. Demandez au cabinet de vous expliquer ce qui se passerait avec davantage de factures, un recrutement ou l’ouverture d’un nouveau canal de vente. L’objectif n’est pas de prévoir chaque événement, mais de comprendre à quel moment une discussion sur les honoraires devient nécessaire.

  • Volume : comment les opérations sont-elles comptées, et sur quelle période ?
  • Dossier incomplet : que se passe-t-il si les pièces arrivent tard ou doivent être reprises ?
  • Nouveau projet : création d’un établissement, financement ou changement d’organisation.
  • Révision du forfait : quel mécanisme figure dans la proposition et comment est-il présenté ?
  • Hors forfait : qui valide le travail supplémentaire avant son exécution ?

Faites expliquer une formule vague comme « assistance comprise » avec un cas concret. Par exemple, demandez si préparer un dossier pour un financeur entre dans le forfait ou nécessite une proposition distincte. Une réponse précise vaut davantage qu’une longue liste de services sans limites explicites.

5. Ajuster la mission avant de négocier le chiffre

Si le devis dépasse votre enveloppe, examinez les tâches que vous pouvez réellement garder. Collecter régulièrement les justificatifs ou utiliser un outil compatible peut simplifier la collaboration. En revanche, accepter une organisation que vous ne tiendrez pas risque de recréer du travail et des incompréhensions. Demandez une variante concrète, avec ses conséquences sur votre charge interne.

La mission doit être encadrée par un contrat écrit précisant les engagements réciproques. L’article 151 prévoit que cet écrit peut prendre la forme d’une lettre de mission.[2]

Faites donc intégrer les ajustements convenus dans les documents à signer. Conservez la version retenue et ses annexes. Un courriel commercial rassurant ne remplace pas une vérification de ce que la mission prévoit effectivement, notamment pour les travaux annuels et les demandes ponctuelles.

6. Choisir une offre explicable

Avant votre décision
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Si la mission ou les honoraires sont contestés, l’article 159 demande au professionnel de rechercher l’accord du client pour une conciliation ou un arbitrage du président du conseil régional de l’Ordre avant une action judiciaire. Ce guide n’évalue pas la validité d’une facture ou d’une clause dans votre situation.[3]

Vos questions, simplement.

Existe-t-il un tarif obligatoire pour tous les cabinets ?

Non : le prix de la mission est convenu librement avec le professionnel. Comparez des propositions portant sur votre dossier plutôt que de chercher un montant universel.[1]

Le bilan est-il toujours inclus dans la mensualité ?

Ne le supposez pas. Faites identifier les travaux annuels dans chaque proposition, leur période et leur facturation. Demandez une confirmation lorsqu’une ligne ne permet pas de comprendre ce qui est compris.

Faut-il retenir le devis le moins cher ?

Choisissez une mission que vous comprenez et une organisation que vous pourrez tenir. À coût proche, la disponibilité du bon interlocuteur ou un partage des tâches plus adapté peut compter davantage pour vous.

Pour aller à la source

Sources et mise à jour

Les références ci-dessous permettent de vérifier les règles citées. Elles peuvent évoluer après la date de consultation : vérifiez leur version en vigueur avant de prendre une décision.

  1. [1]
  2. [2]
    Décret du 30 mars 2012, article 151 : contrat et mission

    Légifrance · Consulté le 28 août 2026

  3. [3]

Ce guide est rédigé par l’équipe Ilicompta à titre d’information générale. Il ne constitue pas un conseil comptable, fiscal ou juridique adapté à votre situation. Faites confirmer vos choix et obligations par un professionnel qui connaît votre dossier.