Les professionnels libéraux landais dépassant 77 700 € de recettes annuelles doivent utiliser le régime de la déclaration contrôlée, qui implique le formulaire 2035-SD et ses annexes pour détailler les recettes et dépenses . Cette obligation comptable exige une expertise pointue : contrairement au micro-BNC qui applique un abattement forfaitaire de 34 %, le régime contrôlé permet de déduire du résultat imposable toutes les dépenses acquittées durant l'année et rendues nécessaires par l'exercice de la profession . Pour un avocat plaidant au barreau de Mont-de-Marsan, cela inclut les frais de déplacement vers les tribunaux de Dax, Pau ou Bayonne, les cotisations à l'ordre (CNBF pour la retraite), les formations continues obligatoires, les abonnements juridiques et les honoraires d'expertise. Pour un architecte intervenant sur la côte landaise, les déplacements chantiers, les logiciels BIM, l'assurance responsabilité professionnelle et les cotisations à l'Ordre des architectes de Nouvelle-Aquitaine constituent autant de charges déductibles à optimiser.
Depuis 2026, un professionnel libéral non adhérent à une AGA (Association de Gestion Agréée) est imposé exactement sur la même base qu'un adhérent, la majoration historique de 25 % ayant été définitivement supprimée à partir de l'imposition des revenus 2023 . Cependant, l'AGA conserve un intérêt résiduel pour certains professionnels landais : contrôle de cohérence de la déclaration, assistance téléphonique pour les questions fiscales, formations et webinaires proposés, relecture pour ceux qui n'ont pas d'expert-comptable . Le tarif annuel d'une AGA oscille généralement entre 250 et 400 €, montant déductible en charges professionnelles. Toutefois, un expert-comptable disposant du visa fiscal offre les mêmes garanties tout en intégrant la gestion comptable complète, ce qui explique le déclin progressif des adhésions AGA depuis 2023.
Depuis le 1er janvier 2024, les associés personnes physiques de sociétés d'exercice libéral (SELARL, SELAS, SELAFA...) voient leur rémunération versée à raison de l'exercice de l'activité libérale (dite « rémunération technique ») relever désormais de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) et non plus des traitements et salaires . Cette bascule réglementaire impacte directement les avocats, architectes ou consultants landais exerçant en SELARL : l'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels a été supprimé depuis le 1er janvier 2025, mais en contrepartie les charges professionnelles réelles sont désormais déductibles, ce qui peut s'avérer plus avantageux pour les professionnels supportant des frais significatifs . Pour les professions libérales non réglementées, l'EURL permet d'opter pour l'impôt sur les sociétés, avec des bénéfices imposés à 15 % jusqu'à 42 500 € et 25 % au-delà , offrant une alternative d'optimisation pertinente au-delà d'un certain seuil de bénéfice.
Les consultants indépendants, kinésithérapeutes remplaçants, psychologues ou coachs landais doivent également anticiper leurs charges sociales : la déclaration sociale (DSFU) permet de déclarer les revenus aux organismes sociaux (URSSAF, CIPAV) . La CIPAV concerne la majorité des consultants, tandis que les avocats relèvent de la CNBF (Caisse Nationale des Barreaux Français) et les architectes de la CNBF ou CIPAV selon leur statut. La gestion des contrats Madelin (retraite complémentaire et prévoyance déductibles du BNC) nécessite un arbitrage fin pour maximiser la protection sociale tout en optimisant la fiscalité, une compétence clé d'un expert-comptable spécialisé.